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Le noctambulisme est un phénomène émergeant dans les villes métropolitaines dynamiques, telles que Paris et Madrid. Sortir en ville la nuit est une pratique démocratisée parmi les jeunes urbains, s’extériorisant des lieux marchands et... more
Le noctambulisme est un phénomène émergeant dans les villes métropolitaines dynamiques, telles que Paris et Madrid. Sortir en ville la nuit est une pratique démocratisée parmi les jeunes urbains, s’extériorisant des lieux marchands et assimilant en quantité alcool, tabac et drogues. Les représentations sociales négatives font référence
tant à une problématique de santé publique (nommée la « défonce » des jeunes vulnérables), qu’à une problématique morale du bien « vivre ensemble ». La symbolique nocturne accentue ces traits.
La nuit est devenue un enjeu électoral. Analyser la construction de la politique publique de la vie nocturne rend compte du décalage des acteurs en négociation avec le noctambulisme. La légitimation des dispositifs sociotechniques de répression s’effectue au moyen d’une participation publique biaisée, dont les sortants sont absents. Les résidents-plaignants s’attaquent au bruit des terrasses, les exploitants d’établissements défendent le développement économique de leur activité, les institutionnels encouragent l’attractivité touristique nocturne.
Or, ce phénomène social met en lumière la désynchronisation des rythmes sociaux entre eux et des temporalités urbaines, relative à la troisième modernité. Comprendre comment les sortants publicisent en situation cette désynchronisation permet de mettre à jour les
valeurs et normes produites. Il s’agit d’étudier leurs tactiques face à la programmation urbaine, la gestion du stigmate qu’ils portent, les formes de légitimation dans l’investissement ordinaire des nuits urbaines. En leur redonnant la parole, apparaissent des conflits symboliques de cohabitation nocturne, une problématique de reconnaissance
de la jeunesse.
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Résumé : Depuis quelques années, les usages nocturnes de la ville se sont intensifiés face à la mise en place historique d’un couvre-feu. En effet, l’évolution des modes de vie tend vers une désynchronisation des temps sociaux entre eux... more
Résumé : Depuis quelques années, les usages nocturnes de la ville se sont intensifiés face à la mise en place historique d’un couvre-feu. En effet, l’évolution des modes de vie tend vers une désynchronisation des temps sociaux entre eux et avec les rythmes individuels. La qualité des aménagements urbains nocturnes permet cet investissement : développement d’un urbanisme lumière, de services urbains et marchands et ouverture prolongée d’équipements publics et d’infrastructures. L’idée d’une conquête progressive de la ville nocturne par des éléments de la ville diurne fait son chemin. Cependant, ce phénomène a son revers : des conflits de cohabitation se formalisent entre le sommeil et le ludico-festif. En parallèle, cet espace-temps séduit les Villes pour envisager leur régénération. La mise en compétition des métropoles pour l’attractivité urbaine encourage à développer les pratiques touristiques et à la valorisation des espaces patrimoniaux des centres. Pour autant, la fabrique institutionnelle pose des conflits de légitimité à propos des usages (in-)désirables. Se pose la question du droit à la ville la nuit.

Présentation catalogue : Le projet de cet ouvrage est issu de la volonté d’une collaboration interdisciplinaire, interinstitutionnelle et internationale pour consolider le champ des night studies. L’hypothèse est que l’étude de la ville nocturne est susceptible d’apporter des outils méthodologiques et des catégories d’analyse pertinents pour mieux comprendre la ville diurne. Cela implique d’analyser les formes d’occupation des nuits urbaines. La focale porte sur les problématiques de cohabitation qui se posent suite à l’intensification des usages nocturnes, entre sommeil et ludico-festif. En filigrane, se dessinent les problématiques de gouvernance nocturne qui définissent le droit à la nuit.

Prix grand public : 26 euros.
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Au cœur de nombreux conflits d’usage et devenue enjeu électoral, la nuit urbaine fait l’objet de représentations contradictoires. Florian Guérin propose un regard critique sur la mise en place d’une politique de la vie nocturne par la... more
Au cœur de nombreux conflits d’usage et devenue enjeu électoral, la nuit urbaine fait l’objet de représentations contradictoires. Florian Guérin propose un regard critique sur la mise en place d’une politique de la vie nocturne par la ville de Paris
L'article est issu d'une thèse de doctorat en urbanisme, mêlant enquête de terrain in situ et sociologie pragmatiste de l'École de Chicago. L'analyse du noctambulisme madrilène permet de lire les phénomènes de cohabitation nocturne dans... more
L'article est issu d'une thèse de doctorat en urbanisme, mêlant enquête de terrain in situ et sociologie pragmatiste de l'École de Chicago. L'analyse du noctambulisme madrilène permet de lire les phénomènes de cohabitation nocturne dans un quartier festif et de comprendre la fabrique d'une citadinité nocturne en situation
Cet article interroge le phénomène du noctambulisme madrilène, à travers ses représentations, son déroulé spatio-temporel et ses formes socio-culturelles. Cela permet de comprendre le phénomène de cohabitation nocturne dans un quartier... more
Cet article interroge le phénomène du noctambulisme madrilène, à travers ses représentations, son déroulé spatio-temporel et ses formes socio-culturelles. Cela permet de comprendre le phénomène de cohabitation nocturne dans un quartier festif madrilène, d’analyser la fabrique d’une légitimité sociale pour le citadin nocturne. En effet, le moment des réjouissances festives (Nahoum-Grappe, 2010) est caractérisé par des formes de transgression et d’inversion de l’ordre social et moral. Il donne à voir la manière dont se construit la familiarisation à une configuration (temporalité, territorialité, activité, altérité) et ce que cela produit sur les rapports au milieu et aux autres.
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Dans cet article, nous voulons solidifier l’hypothèse selon laquelle le renouvellement de la critique socio-urbaine systématisée de la société contemporaine est parallèle au développement des travaux sur la marche urbaine comprise comme «... more
Dans cet article, nous voulons solidifier l’hypothèse selon laquelle le renouvellement de la critique socio-urbaine systématisée de la société contemporaine est parallèle au développement des travaux sur la marche urbaine comprise comme « fait social total » (Mauss, 1923-24). La marche urbaine, en tant qu’expérimentation méthodologiquement cadrée, permettrait un regard in situ sur la ville, amenant à une réflexivité critique sur l’aménagement urbain, face au vécu, au subversif et aux sens (ontologique et perceptifs) de ses usagers. Il nous faudra démontrer que cette articulation fructueuse permet une compréhension complexe de l’urbanité nocturne occidentale. La méthodologie des Marches urbaines exploratoires de nuit est basée sur un large corpus comprenant les diagnostics urbains (en marchant ; explorations de Armengaud, 2013 et Gwiazdzinski, 2006), les critiques du mouvement moderne (Debord et ses dérives urbaines, 1958 ; Augoyard, 2010) et les explorations urbaines sensibles (démarches de Thibaud et Grosjean, 2001 ; cartes mentales ; etc.).
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Ce chapitre permet d’interroger les formes de cohabitation nocturne dans un quartier festif madrilène. Il s’agit de de comprendre comment le citadin nocturne fabrique sa légitimité sociale. En effet, le moment des réjouissances festives... more
Ce chapitre permet d’interroger les formes de cohabitation nocturne dans un quartier festif madrilène. Il s’agit de de comprendre comment le citadin nocturne fabrique sa légitimité sociale. En effet, le moment des réjouissances festives (V. Nahoum-Grappe, 2015) est caractérisé par des formes de transgression et d’inversion de l’ordre social et moral. Il donne à voir la manière dont se construit la familiarisaiton à une configuration (temporalité, territorialité, activité, altérité) et ce que cela produit sur les rapports au milieu et aux autres. Ainsi, l’identification des « étrangers »1 coprésents ne serait plus liée à un ordre de l’apparence (dominant dans la société préindustrielle) mais à la combinaison entre un ordre spatial (dominant dans la société moderne), un ordre de l’apparence et un ordre comportemental (L. Lofland, 1985 : 97), trois dimensions que le citadin doit apprendre à coder. Cela permet d’articuler l’identification territoriale de l’autre (son territoire d’appartenance) avec l’identification socio-culturelle (sa place sociale et sa culture de référence), afin de savoir comment interagir avec lui. De fait, la démarche de recherche est relative à la perspective de l’interactionnisme symbolique, notamment des analyses portant sur les organisations professionnelles (E. C. Hughes, A. Strauss, H. S. Becker, etc.), les interactions de face à face (E. Goffman, M. O. Buford, etc.) et les formes de légitimité socioculturelle (R. E. Park, E. Burgess, etc.).
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Este trabajo se interesa en la caminata urbana nocturna. Se parte de la hipótesis de que la caminata urbana se realiza de manera diferente según los ritmos de la ciudad durante la noche, cambiando del desplazamiento a la deambulación, por... more
Este trabajo se interesa en la caminata urbana nocturna. Se parte de la hipótesis de que la caminata urbana se realiza de manera diferente según los ritmos de la ciudad durante la noche, cambiando del desplazamiento a la deambulación, por lo que surgen otras modalidades de la relación con la ciudad y con los otros, modalidades que van de un espacio público vivido de forma anónima a uno experimentado con familiaridad. El estudio exploratorio de una calle comercial parisina permite demostrar dicha hipótesis.
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Cet article analyse le phénomène des city-breaks (ou tourisme urbain de court-séjour) nocturnes et festifs, de Paris à Berlin. Objet peu étudié dans le monde scientifique, il prend pourtant de l’importance depuis quelques années, en... more
Cet article analyse le phénomène des city-breaks (ou tourisme urbain de court-séjour) nocturnes et festifs, de Paris à Berlin. Objet peu étudié dans le monde scientifique, il prend pourtant de l’importance depuis quelques années, en s’inscrivant dans le monde social plus large du noctambulisme métropolitain. Quels sont les enjeux urbains de cette forme de tourisme face au tourisme urbain et au tourisme de court-séjour ? Comment mesurer quantitativement et qualitativement les retombées et effets sur la ville métropolitaine, ainsi que la sociologie des usagers, d’une pratique sociale innovante ? En quoi cette pratique permet-elle de remettre en cause la dichotomie formel/informel ou mainstream/hors des sentiers battus dans le champ du tourisme ? Le parallélisme avec les enjeux urbains du tourisme urbain et du city-break me permettra de développer les enjeux scientifiques de l’easyjet-setting pour le champ du tourisme et les enjeux politiques pour l’à-venir de l’urbanité métropolitaine. De la sorte, à partir du fil rouge d’une pratique sociale a priori hors des sentiers battus, d’une forme de tourisme nocturne et festif à l’apparence élitiste, une idée du monde après la modernité sera effleurée.
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Cet article analyse les capacités et les limites de la technique et la méthodologie de l’observation en socio-anthropologie urbaine. L’auteur part de ses expériences personnelles de terrain autour des déambulations et investissements... more
Cet article analyse les capacités et les limites de la technique et la méthodologie de l’observation en socio-anthropologie urbaine. L’auteur part de ses expériences personnelles de terrain autour des déambulations et investissements nocturnes à style festif dans des espaces urbains de Paris et Madrid. Controversée dans le monde scientifique, l’observation prend de l’importance dans les recherches académiques. En quoi l’observation peut-elle être considérée comme une technique scientifique rigoureuse ? Qu’est-ce que l’observation technique permet de recueillir comme types de données ? Comment enrichir, voire dépasser, la méthodologie hypothético-déductive ? L’hypothèse principale est que l’introduction de la notion de « contemplation » permet de réintroduire la relation dialogique entre affect et concept, dans l’observation. L’objectif est donc de compléter l’observation en la ré-intellectualisant en situation. Les hypothèses secondaires portent sur la nécessité de l’expérimentation du chercheur et du recoupement des techniques et analyses scientifiques.
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International conference, Paris-Marne la Vallée, 21-23 January 2015. This conference explores the hypothesis that the complexity of walking in the city renders it paradoxically omnipresent and invisible at the same time. As an elementary... more
International conference, Paris-Marne la Vallée, 21-23 January 2015.
This conference explores the hypothesis that the complexity of walking in the city renders it paradoxically omnipresent and invisible at the same time. As an elementary mode of access to services and facilities, a link between vehicular modes of transport and scheduled tasks, a micro-scale within the macro-scale of personal and collective organisation, walking becomes all the more essential – albeit undervalued – by being ascribed a vague and trivial character in everyday life. Questioning the forms and consequences of this complexity provides the general framework of the present Call for Papers, inviting scholars from around the world to present their research. This includes, but is not limited to, examining and evaluating the context of walking in urban landscapes, not only in a variety of physical and biological conditions, but also inseparably in the context of social interaction, cultural representation and individual and collective motivation.
https://sites.google.com/site/2015intricacywalkingcity/home
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"Rennes et Paris sont des villes dynamiques et ouvertes. Or, elles sont connues et reconnues pour leur vie nocturne : la « rue de la soif » à Rennes, Montmartre à Paris. Le noctambulisme est associé au phénomène de « binge drinking », à... more
"Rennes et Paris sont des villes dynamiques et ouvertes. Or, elles sont connues et reconnues pour leur vie nocturne : la « rue de la soif » à Rennes, Montmartre à Paris. Le noctambulisme est associé au phénomène de « binge drinking », à la jeunesse et au sentiment d’insécurité. Ces représentations sociales sont issues d’une méconnaissance de la nuit et relayées par les médias.
Nous portons notre intérêt, ici, sur la manière dont les noctambules qualifient l’espace public, le différencient. En faisant appel à une analyse dramaturgique goffmaniene, donc, à une micro-écologie, nous tentons de comprendre l’alignement des conduites dans ces situations sociales.
Notre hypothèse principale est que l’« inattention civile » propre aux interactions dans un milieu urbain, anonymes, est suspendue la nuit et remplacée par une forme sociale hybride entre anonymat et intimité. Pour cela, nous tentons de monter que les noctambules sont hétérogènes, ce qui conduit à une « location » de la situation sociale – via des interactions « focalisées » -. Puis, nous portons notre regard sur l’environnement dans lequel elles prennent place et sur les ressources disponibles dans cet environnement. Ceci conduit à une « location » de la situation spatiale.
Entre clairs et obscurs, visible et invisible, la nuit urbaine nous révèle ses mystères à travers cette étude. Elle pourrait être prolongée en thèse afin d’affiner la théorie de Goffman, en introduisant la dimension temporelle. Cette théorisation des relations de face-à-face en public ne serait valable qu’en journée."
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Le noctambulisme, pratique sociale sur le temps du loisir, permet de penser la relation entre espace public et temps libre, entre espaces aménagés et lieux habités. « L’investissement » socio-spatial (et l’appropriation) est le tiers... more
Le noctambulisme, pratique sociale sur le temps du loisir, permet de penser la relation entre espace public et temps libre, entre espaces aménagés et lieux habités. « L’investissement » socio-spatial (et l’appropriation) est le tiers élément qui permet de réunir ces deux dimensions. En se focalisant sur le noctambulisme lié aux espaces publics des Villes de Paris et de Rennes, l’article décrypte les usages interstitiels, informels, de la nuit. Il permet de reposer le débat entre ville diurne et vie nocturne. Nous montrons comment cette pratique sociale peut être envisagée sous le prisme des loisirs. Puis, nous analysons la continuité de cette pratique avec des expériences urbaines quotidiennes. Enfin, l’article met en avant la rupture, opérée par les noctambules, avec la ville diurne. Les « noctambules » créent de l’urbanité et marquent cette création identitaire.
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Les municipalités françaises sont séduites par la nuit, en parallèle à l'extension des temps des loisirs : horaires des services, des commerces et des équipements étendus ; aménagements d'espaces en partie dédiés... Une économie directe... more
Les municipalités françaises sont séduites par la nuit, en parallèle à l'extension des temps des loisirs : horaires des services, des commerces et des équipements étendus ; aménagements d'espaces en partie dédiés... Une économie directe conquiert cet espace-temps (restauration, bars, discothèques, etc.). Dans un contexte de compétition entre métropoles, des moments exceptionnels telles « les nuits blanches » sont créés. L'investissement des nuits urbaines se normalise, se légalise, se formalise et se démocratise. Cependant, « toute médaille a son revers : l'intensification des activités nocturnes accroît les conflits d'utilisation ("dormir ou s'amuser ?") » (Lezzi, 2015 : 41). La cohabitation nocturne fait débat, avec une gestion menant à jouir en sourdine. L'argument ici est que fabriquer des manières de traverser les nuits urbaines est un peu ou mal pensé par les édiles, alors qu'elles sont des seuils ordinaires du quotidien.
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La nuit n’est pas un simple contexte temporel. Étudier le noctambulisme - cette occupation ludique, nocturne et festive des espaces urbains - permet d’ouvrir la « boîte noire » de l’analyse des relations entre un espace-temps, un milieu... more
La nuit n’est pas un simple contexte temporel. Étudier le noctambulisme - cette occupation ludique, nocturne et festive des espaces urbains - permet d’ouvrir la « boîte noire » de l’analyse des relations entre un espace-temps, un milieu non-humain et l’être humain. Conceptualiser les nuits urbaines implique de penser autrement que la recherche académique diurne : la nuit « révélerait d’autres manières d’être au monde ». Ce propos amène à opérer la distinction entre une anthropologie dans la nuit et de la nuit. La fragmentation des objets relatifs au nocturne reflète une anthropologie dans la nuit : la nuit est ici un contexte de l’étude. Conceptualiser les nuits – avec une anthropologie de la nuit – peut être mené en comparant, au sein des enquêtes menées dans la nuit, ce que produit la nuit, les spécificités de cette variable. Ce type de recherche prend en compte le caractère nocturne d’un phénomène, mais permet aussi de discourir sur la nuit. La démarche méthodologique est processuelle, relative à la théorie ancrée de moyenne portée.
Analyser le noctambulisme revient également, de fait, à réinterroger les mobilités urbaines contemporaines. Il donne à voir la cohabitation – dans la marche - entre un régime utilitaire (déplacement) et un régime ludique (déambulation). Cela entre en contradiction avec la gestion des mobilités nocturnes par les autorités publiques, axée sur le régime utilitaire. Il apparaît alors intéressant de comprendre les conditions d’activation d’un régime de marche par rapport à un autre. Cela permettra de soulever des éléments critiques sur le paradigme de l’hyper-mobilité.
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Fabriquer des manières de traverser les nuits urbaines est un peu ou mal pensé, alors qu’elles sont des seuils ordinaires du quotidien. La nuit n’est souvent signifiée que comme temporalité dans la ville, et non un espace-temps en soi de... more
Fabriquer des manières de traverser les nuits urbaines est un peu ou mal pensé, alors qu’elles sont des seuils ordinaires du quotidien. La nuit n’est souvent signifiée que comme temporalité dans la ville, et non un espace-temps en soi de la ville. De fait, évoquer la nuit est réfléchir à l’articulation entre des configurations spatiales et temporelles. Conceptualiser la « nuit » pourrait permettre d’envisager une cohabitation dans les espaces urbains entre des activités entrant en conflit (fête et sommeil, tourisme et logistique, etc.) et éviter des formes d’exclusion/auto-exclusion (femmes, personnes âgées, minorités, etc.). En quoi un regard réflexif sur la fabrique des espaces urbains permet-il de repenser la traversée des nuits ?
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La proposition de communication est basée sur la thèse de doctorat de l’auteur en Urbanisme et aménagement de l’espace. Dans le cadre de cette recherche comparative qui interroge le noctambulisme dans les hyper-centres parisiens et... more
La proposition de communication est basée sur la thèse de doctorat de l’auteur en Urbanisme et aménagement de l’espace. Dans le cadre de cette recherche comparative qui interroge le noctambulisme dans les hyper-centres parisiens et madrilènes, l’enquête ethnographique est l’une des manières d’approcher le sujet. Elle permet d’avoir accès au vécu des sortants, aux pratiques in situ mises en lien avec les formes de justification sur la pratique. Or, l’engagement est une clé de lecture interprétative pour comprendre le rapport aux autres et aux espaces-temps des sortants. Il semble, de fait, intéressant de tester cette clé de lecture au travail du chercheur. L’engagement est situé sur quatre niveaux : institutionnel et disciplinaire, théorique et méthodologique, au niveau de la pratique ethnographique et au niveau personnel. Dans chacun de ces niveaux, la grille d’analyse appliquée est celle relative à la dynamique entre le milieu dans lequel le chercheur se situe et l’objet de son engagement, illustrée ici dans le cas du premier niveau. Il s’agit alors de comprendre comment ce milieu conditionne en partie l’objet de l’engagement et comment cet objet transforme le milieu. In fine, cette question de l’engagement se trouve être liée au processus de reconnaissance. L’engagement serait alors un support dans la quête de la reconnaissance. Cependant, l’enjeu est de ne pas aboutir à un étiquetage menant au mépris (en termes de sévices, d’exclusion sociale ou d’atteinte à la dignité). Interroger les seuils d’engagement/de désengagement permet de mettre à jour le bricolage du chercheur pour arriver à trouver sa place dans la pluralité des mondes auxquels il appartient, ce qui est illustré ici par le second niveau. Ces réflexions posent la question des responsabilités face au milieu, à l’objet d’engagement et à soi-même. Il s’agit de comprendre qui est responsable, par rapport à quoi et comment se définissent les responsabilités, ce qui est illustré par le déroulé de la manière d’effectuer l’enquête ethnographique (observations et entretiens informels), ses détours et obstacles. Par conséquent, la pluralité des engagements dans l’enquête ethnographique apparaît être une clé de lecture interprétative à la fois utile méthodologiquement pour enrichir son travail d’enquête, personnellement comme manière d’appréhender ses « dispositions à agir, penser, percevoir – et se percevoir - en continuité ou en rupture avec les produits de socialisation antérieurs » (C. Leclercq, J. Pagis, 2011), mais aussi pour effectuer une sociologie de la sociologie.
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La nuit est aujourd'hui devenue un enjeu électoral à Paris. L'élection d'un « Maire de la nuit » a rendu visible l'innovation électorale de cette thématique dès novembre 2013. Elle fait suite aux Etats généraux de la nuit à Paris (2010),... more
La nuit est aujourd'hui devenue un enjeu électoral à Paris. L'élection d'un « Maire de la nuit » a rendu visible l'innovation électorale de cette thématique dès novembre 2013. Elle fait suite aux Etats généraux de la nuit à Paris (2010), au Grand conseil de la nuit à Genève (2011) et à la création de ce type de fonction dans d'autres villes telles que Toulouse, Amsterdam ou Nantes. Il s'agit d'occuper une fonction non-institutionnelle, mais visible médiatiquement pour replacer la vie nocturne et festive au cœur du débat public. A Paris, ces élections ont été organisées au sein de 42 établissements de convivialité et festifs, avec une participation de 2.189 votants pour le second tour. Le candidat « Clément Léon R. » (un chroniqueur et organisateur de soirées âgé de 32 ans) a été élu avec 31.34 % des votes, suite à une campagne pastichant celle de F. Hollande. Afin d'institutionnaliser cette fonction et pour briguer la mandature 2014-2020 à la municipalité de Paris, A. Hidalgo a, dès sa campagne, porté cet enjeu dans la sphère politique : « La nuit à Paris fera l'objet d'une attention particulière. La dynamique issue des États généraux de la nuit doit être poursuivie afin de créer les conditions d'une_nuit vivante et respectueuse de chacun, qui participe au rayonnement de Paris à l'international. […] ». Pour autant, les politiques temporelles existent depuis les années 1990 (Boulin, Mückenberger, 2002), concernant le temps du travail et le temps scolaire, ainsi que l'adaptation aux modes de vie des horaires des services commerciaux, administratifs, culturels et sportifs.
Comment construire un équilibre entre des aspirations contradictoires, entre la tranquillité publique, l’attractivité culturelle et la citadinité nocturne ? Comment les acteurs en négociation entrent-ils dans le débat ? En quoi ce processus peut-il ou non être affilié à de la démocratie participative ?
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Cette discussion porte sur les processus de synchronisation/désynchronisation à l’œuvre à Paris et à Madrid. Il s'agit de comprendre comment gérer des conflits d'usages temporellement différenciés dans un même espace urbain, notamment à... more
Cette discussion porte sur les processus de synchronisation/désynchronisation à l’œuvre à Paris et à Madrid. Il s'agit de comprendre comment gérer des conflits d'usages temporellement différenciés dans un même espace urbain, notamment à propos des nuits urbaines festives.
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Colloque international "Cohabiter les nuits urbaines. Penser, sentir et narrer la vie nocturne", 05-06 mars 2016, Paris, Marne-la-Vallée
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UAM – Seminario internacional: “Los espacios del caminar en la ciudad” - 11-12/04/2012
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Primary fieldwork shows that everyday urban walking is characterized by discontinuity, meandering and ‘stop-and-go’ movements. This complexity is produced by seemingly constant ‘interruptions’, including other pedestrians, delivery... more
Primary fieldwork shows that everyday urban walking is characterized by discontinuity, meandering and ‘stop-and-go’ movements. This complexity is produced by seemingly constant ‘interruptions’, including other pedestrians, delivery services, people lingering, retail stalls, outdoor café extensions, containers and vehicles, urban furniture, as well as a variety of activities and sensory perceptions. We argue that these interruptions are inherent in urban walking, enhancing the presence of the city in pedestrian movement and enriching the experience of pedestrians. However, the actual urban planning and traffic regulations appear to be inadequate in governing this complexity through rigid spatial and social boundaries.

Co-authors: Edna Hernandez Gonzalez, Patricia Alvarez Watson, Florian Guérin, Jean-Paul Hubert, Jennifer Kozlowski, Antonin Margier, Benjamin Pradel, Julie Roussel, Carolina Vasilikou
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Le Groupe Transversal « Mobilités Urbaines Pédestres » (Labex FutursUrbains) recherche 1 un(e) post-doctorant(e) sur le thème : «La marche en ville : objet d'aménagement et d'action publique» .
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Walking2015-program20141219.pdf
MUP-A_sensory_experiment_of_Night_Walk-20141218_c.pdf
Depuis quelques années, la qualité de la vie nocturne des métropoles européennes est devenue un enjeu politique. Les Etats généraux de la nuit de Paris (2010) et de Genève (2011) ont marqué un tournant dans la volonté de... more
Depuis quelques années, la qualité de la vie nocturne des métropoles européennes est devenue un enjeu politique. Les Etats généraux de la nuit de Paris (2010) et de Genève (2011) ont marqué un tournant dans la volonté de certaines municipalités de réguler les temporalités urbaines. Cette nouvelle manière d’appréhender la ville peut s’expliquer, entre autres, par l’évolution des modes de vie, la désynchronisation des temps sociaux entre-eux et avec les rythmes individuels, la perturbation du couple traditionnel travail/loisirs dans la réalisation de soi et la compétitivité entre gouverneurs pour l’image et l’attractivité urbaines.

Ainsi, le découpage linéaire des activités (travail, loisirs, sommeil) articulé au cycle de vie (enfance, vie active, retraite), est en cours de bouleversement. Ces mutations amènent à une expansion des mobilités et à une diversification des pratiques du temps et de l’espace. Il en résulte de nouvelles attentes de la part des « sortants nocturnes » (en termes d’équipements et de services, d’animation, de sécurité ...) et des formes spécifiques de tensions et/ou solidarités par rapport à l’occupation de l’espace public.

On peut se demander en quoi l’émergence de l’urbanisme temporel a permis de concilier la diversité des usages et de mettre en adéquation les rythmes urbains collectifs. Comment le matériau lumineux et la mise en place d’événements urbains festifs permettent de créer des ambiances urbaines ? Comment intensifier la vie nocturne ? Comment maîtriser l’usage via un urbanisme des modes de vie ?, alors que le passager des nuits urbaines semble exclut du processus de décisions politiques, d’où la cristallisation de conflits sociaux. Ainsi, aménager les nuits urbaines ne semble pas aller de soi.

Quelles sont les manières, aujourd’hui, d’occuper l’espace urbain nocturne, dans les quartiers centraux comme dans les marges des grandes villes ? Que signifie cette conquête progressive de l’espace nocturne ? Peut-on parler d’une banalisation et massification de l’accès à ces nuits ? Comment permettre une vie/ville nocturne apaisée ? En quoi l'étude de la ville nocturne est susceptible de nous apporter des outils méthodologiques et des catégories d'analyse pertinentes pour mieux comprendre et gérer la ville diurne ?, sont autant de questionnements qui se posent.

L'objectif de ce colloque est de regrouper des chercheurs internationaux de diverses disciplines, de façon à échanger sur leur manière d'intégrer la dimension nocturne dans leur objet de recherche lié à l'espace urbain, ainsi que d'ouvrir le dialogue avec le monde professionnel et de l'action publique. Les axes d'analyse sont :

1/ La production institutionnelle des espaces urbains nocturnes ;

2/ La production informelle des espaces urbains nocturnes ;

3/ Les négociations entre régulations institutionnelles et régulations pratiques la nuit.



Le colloque aura lieu à l'Université Paris-est Marne-la-Vallée, bâtiment Bienvenüe (salle 107 le 05/03/2015 et amphithéâtre le 06/03/2015). Pour venir de Paris, vous devez prendre le RER A direction Marne-la-Vallée Chessy (Disney) et vous arrêter à "Noisy-Champs" (zone 4). Veuillez sortir à gauche de la gare RER. Le bâtiment se trouve en face de l'Ecole des Ponts et Chaussées (voir plan en PJ).



Vous trouverez le programme en PJ et des informations sur le blog suivant : <http://guerinflo.wix.com/colloquenuits?fb_ref=Default>.


Merci de nous indiquer le(s) jour(s) qui vous intéressent. Si vous souhaitez effectuer la balade nocturne du jeudi, merci de remplir ce questionnaire au préalable : <http://www.enquetefacile.com/RespWeb/Qn.aspx?EID=1903209>

Contact et inscription : colloque.nuitsurbaines@gmail.com
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